Une Académie plus que jamais nécessaire …


L’origine du terme Académie est associée à une école philosophique fondée par Platon (387 av JC) qui se réunissait près d’Athènes à proximité du tombeau d’Academos héros mythique de l’Attique.

Les Académies modernes se réfèrent au modèle de l’Académie platonicienne et correspondent à « des assemblées de gens de lettres, savants ou artistes reconnus par leurs pairs ».

Les Académies ont été parfois moquées par des célébrités comme Vigny ou Clémenceau, parfois aussi par ceux qui n’avaient pas réussi à y être admis … On a pu leur reprocher leur formalisme, leur lenteur en un mot leur académisme !

Pourtant, elles constituent un lien unique entre tradition et modernité avec des objectifs d’intérêt général redevenus très actuels :

  • Encourager la vie culturelle et scientifique

  • Transmettre les connaissances lors des séances publiques et colloques et publier les communications des Académiciens

  • Reconnaître les mérites de jeunes diplômés.

  • Assurer un rôle d’expertise et de conseil et participer à la vie de la cité.

L’Académie des Sciences Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse se distingue par son antériorité (son origine remonte à 1640 – voir la rubrique « Historique ») et par sa pluridisciplinarité car elle associe sciences, disciplines littéraires et historiques.

Elle est forte de la compétence et de la diversité de ses membres et peut ainsi porter un regard pluriel serein et indépendant sur les problèmes de notre temps. Ceci est un grand avantage à l’ère de l’hyperspécialisation et du manque de vision globale qui entraînent une fracture croissante entre les producteurs de connaissances et le public.

Plus que jamais, mémoire d’une tradition et des apports de ses membres au cours des siècles, elle doit jouer un rôle éminent dans la diffusion et la promotion de la culture scientifique et littéraire.

Cette activité se révèle particulièrement importante pour les sciences et les techniques qui remodèlent de plus en plus rapidement notre quotidien. L’illettrisme scientifique devient une tare sérieuse empêchant des choix démocratiques éclairés. Nietzche disait « quand l’homme ne sait plus comment savoir il croit ».

C’est une tâche fondamentale des Académies de transmettre au plus grand nombre les savoirs et de relativiser « les croyances » dans un monde qui a besoin de repères et où la valeur culture représente un atout majeur de qualité de vie.